« La Discipline Positive » de Jane Nelsen adaptée par Béatrice Sabaté

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Ce livre qui présente l’approche éducative de la Discipline Positive devrait être un incontournable des PES/T1. J’ai trouvé cette lecture estivale doublement inspirante, en tant qu’enseignante et en tant que maman.

C’est le livre que j’aurais aimé lire à mes débuts, lorsque j’avais des difficultés dans la gestion du groupe-classe, comme bon nombre de bébés profs. A l’époque, en cherchant des solutions pour m’améliorer, j’ai trouvé plusieurs bouquins sur le sujet… mais ils étaient remplis de blablas et ne m’ont pas beaucoup aidé. Je croyais alors qu’il n’y avait que l’expérience pratique sur le terrain avec mon « analyse réflexive » qui me feraient cheminer…

Je conseille ce livre à tous les parents et à tous les enseignants qui se sentent désemparés devant des élèves « difficiles ».

L’ouvrage nous aiguillonne vers une éducation ni autoritaire, ni punitive, ni permissive. Il offre tout un tas d’outils pour développer une éducation qui conjugue à la fois fermeté et bienveillance.

Il ne s’agit pas de devenir des enseignants parfaits mais d’utiliser nos erreurs – tout comme celles de nos élèves – pour progresser !

Quatre points +++ à noter :
– le tarif accessible (7.90€)
– le contenu très bien organisé au sein de chaque chapitre (c’est un livre de 400 pages et pourtant, on s’y retrouve bien !)
– les multiples outils à mettre en pratique et les nombreuses pistes de réflexion
– la fluidité du texte, agréable à lire

On trouve de nombreux tableaux récapitulatifs, et une « boîte à outils » clôture chaque chapitre en reprenant de façon condensée les principales idées énoncées.

Jane Nelsen a fondé son approche de la Discipline Positive en se basant sur les travaux de différents psychiatres et psychologues (Alfred Adler, Rudolf Dreikurs, Nira Kefir). Un chapitre est d’ailleurs consacré à la présentation des principes adlériens.

Par respect pour les auteurs, je ne vais évidemment pas vous faire un résumé complet et vous dévoiler toutes les idées du livre. Mais je vous présente quelques points, qui j’espère, vous inviteront à vous procurer l’ouvrage pour en savoir davantage :

 

  Prendre conscience des conséquences néfastes des punitions

Jane Nelsen nous conseille de faire attention à « ce qui marche ». Parce que, oui, les punitions peuvent fonctionner avec un effet immédiat, on se réjouit que le comportement inapproprié cesse… ; mais il faut se projeter, et penser aux effets négatifs de la Punition pour l’enfant sur le long terme.

Une citation de Béatrice Sabaté : « D’où nous vient cette folle idée que pour qu’un enfant se conduise mieux, il faut d’abord qu’il se sente dévalorisé ? »

Autre article à découvrir sur mon blog : sanctionner sans punir

 

  S’intéresser à ce qui conduit l’enfant à se comporter de façon inappropriée

L’enfant se conduit « mal » lorsqu’il se sent découragé. Il poursuit alors un « objectif-mirage » parce qu’il se persuade que c’est le meilleur moyen de satisfaire ses besoins (se sentir utile, participer, compter pour les autres…). Dreikurs a identifié quatre « objectifs-mirages » possibles. Les objectifs sont dits mirages parce qu’ils reposent sur des « croyances erronées ». Par exemple, si un élève se dit intérieurement « ce n’est pas la peine d’essayer, de toute façon, je suis nul, je ne vais pas y arriver », alors il peut adopter des comportements inappropriés comme refuser de faire l’activité demandée pour confirmer son incapacité en baissant les bras. Cela ne veut bien sûr pas dire que l’élève a raison de croire qu’il est nul ! La réponse appropriée de l’enseignant dans ce cas serait d’encourager l’élève et de le mettre en situation de réussite, sans faire à sa place.

Etre sensible au véritable message caché de l’enfant n’est pas toujours chose facile parce qu’on peut se sentir en colère, agacé ou frustré par le « mauvais comportement » qui en résulte.

Et même lorsqu’on y est sensible, identifier correctement l’objectif-mirage en jeu est un exercice délicat. L’ouvrage donne des pistes pour y parvenir, comme l’analyse de nos émotions d’adulte face aux comportements qui nous dérangent. Décoder les attentes des élèves va permettre de mieux y répondre.

 

  Définir le style de fonctionnement directeur de sa personnalité

Le style de fonctionnement de notre personnalité ne dit pas qui nous sommes, et il n’y a pas de bon ou de mauvais style. Mais le définir permet de mieux anticiper et contrôler sa réaction face à un élève qui se comporte « mal ». En effet, en cas de stress, l’adulte gère la situation conflictuelle en adoptant sa « priorité-mirage », qui est liée au style de fonctionnement qui lui correspond.

Les quatre « cartes dominantes » possibles sont développées dans le livre. Chaque carte présente des atouts et des aspects négatifs. Dans tous les cas, il est très intéressant de réaliser cette introspection et de connaître sa « carte dominante » parce que cela influence notre relation aux élèves. « Ce que l’on redoute pour soi est parfois ce que l’on invite chez l’enfant ». (citation de Béatrice Sabaté)  Par exemple, un enseignant avec la « carte supériorité » dominante peut inviter un sentiment d’infériorité chez l’autre, un sentiment qu’il tente justement d’éviter.

 

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Cet ouvrage plein de bon sens offre des ressources pour proposer des alternatives aux punitions, encourager les élèves, rester dans l’attention bienveillante. Bref, je vous le recommande. ❤

 


(prix d’achat fixé par l’éditeur : 7,90€)

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